Des échos de la sixième journée diocésaine

vendredi 3 juin 2016

Il y avait foule en la Maison de l’accueil de Beauraing, le samedi 19 mars dernier, pour la sixième journée de rencontre diocésaine du Chantier Paroissial. 150 personnes qui ont pu réfléchir au thème de cette année : le passage des secteurs aux Unités Pastorales. L’abbé Luc Lysy a guidé la réflexion.
« Voilà des paroles qui font du bien et qui donnent envie d’aller de l’avant ». Les réactions étaient unanimes à l’issue des interventions de l’abbé Luc Lysy. Il faut dire que le doyen principal de Charleroi connaît bien ce sujet de remodelage des paroisses : Luc Lysy a travaillé au projet de refondation des Unités Pastorales dans le diocèse de Tournai ; son éclairage était attendu.
Après les mots d’accueil de l’abbé Pascal Roger, délégué épiscopal pour le Chantier Paroissial, Marie-Hélène Lavianne a replacé la journée dans le contexte de ce que le pape François souhaite pour l’Église : « Être en sortie, être en partance… Amorcer un renouveau ecclésial à partir du cœur de l’Évangile. » Une métamorphose à laquelle nous sommes tous conviés.
Une métamorphose qui concerne aussi nos secteurs, appelés à transiter vers les Unités Pastorales. Soyons inventifs ! À vrai dire, le processus de transformation a déjà commencé. Il y a cinquante ans, la paroisse était encore un lieu proche des gens : elle rythmait la journée par l’angélus, elle guidait la morale et la politique. Aujourd’hui, la paroisse est un signe de moins en moins familier. Si le phénomène est vécu par certains comme un arrachement, Luc Lysy y voit l’occasion de créer une dynamique nouvelle. Il parle même d’un nécessaire travail de réforme : « Ne cherchons pas à maintenir coûte que coûte ce que l’on a toujours connu. Lâchons le réflexe de survie. Soyons inventifs dans les solutions que nous pourrons mettre en place… »
« Saisir le changement comme une chance et non comme un malheur », c’est encore ce qu’il a répété plus tard dans la journée. Une conviction partagée de tous, mais qui n’empêche pas certaines réserves. En témoigne la réflexion de cette catéchiste lors d’un carrefour : « Il ne suffira pas, pour réussir le projet, de réorganiser les messes ou regrouper les fidèles. L’esprit de clocher reste parfois bien présent. Cette métamorphose passe par un changement des mentalités. »
« Avec ce projet de remodelage, nous voilà invités à une vraie révolution », explique encore ce curé de paroisse. « Il s’agit d’une chance pour autant qu’on tienne compte des particularités de chaque secteur. »
À ce sujet, les responsables du Chantier Paroissial insistent sur l’importance du travail préparatoire, spécifique à chaque secteur qui souhaite se lancer dans l’aventure. Cette année, pas de nouveau fascicule produit par l’équipe du Chantier, mais des fiches-outils pratiques et concrètes. Précisément, une fiche est consacrée à cette enquête de terrain qui constitue le point de départ. Si vous aussi le projet vous tente, n’hésitez pas à contacter les membres de l’équipe.
chantierparoissial@namur.catho.be

Notez déjà la date de l’an prochain : le samedi 18 mars 2017 !


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