Une unité pastorale au service de la communion

lundi 8 octobre 2018

Le dimanche 12 juin 2016, Mgr Remy Vancottem fondait, à Erezée, la toute première Unité Pastorale de notre diocèse. L’U. P. des Huit Clochers du Val de l’Aisne, de son nom, s’inscrit dans une longue expérience de travail ecclésial en équipes dans l’ancien secteur d’Erezée. Lors de la célébration eucharistique de fondation, une équipe pastorale était envoyée en mission, pour un mandat de trois ans. À cette occasion, Mgr nous adressait cette recommandation : « Vous veillerez à la communion entre les différentes paroisses et les foyers de vie chrétienne ainsi qu’à leur vitalité. »
Il me plait souvent, pour parler de mon expérience en Unité Pastorale, de m’appuyer sur cette mission confiée par l’évêque à notre équipe pastorale en l’associant au chapitre 17 de l’évangile selon saint Jean. Dans une prière testamentaire, Jésus exprime son désir viscéral d’UNITÉ pour ses amis. En passant des Secteurs aux Unités Pastorales, notre diocèse veut amener nos communautés à faire de cette prière de Jésus un véritable projet de vie. Voilà ce qui me semble crucial à relever, au regard de mon parcours de deux années en Unité Pastorale.
Loin d’être une structure cosmétique supplémentaire, les Unités Pastorales sont avant tout la mise en mouvement des hommes et des femmes, laïcs et clercs, portés par leur vocation baptismale, au service de l’Evangile du Christ. Pour cela, c’est ce que j’expérimente principalement en équipe pastorale, nous devons quotidiennement relever le crucial défi d’apprendre à travailler en équipe, une équipe qu’on n’a pas forcément choisie, mais dont chacun est appelé à la même mission. Travailler en équipe pastorale, c’est apprendre, surtout pour le prêtre que je suis, à collaborer avec d’autres, à me reposer sur les autres ; apprendre à se connaître, à se faire mutuellement confiance et à accepter (plus facilement) les différences. Voilà un défi vital que l’Unité Pastorale, à travers l’équipe pastorale, nous « oblige » à relever. Un tel défi n’est pas évident, tant les personnalités et les convictions de ses membres peuvent s’affronter ou se compléter. Il est important d’accueillir ces difficultés non pas comme un obstacle, mais comme un chemin à la suite du Christ, où Croix et Résurrection sont liées.
L’U. P. est comme un précieux bolide dont il faut régulièrement soigner le moteur qu’est l’équipe pastorale. À cet effet, une offre de formation continue, pour ses membres, serait un formidable tremplin.
Abbé YON Paul, U. P. des 8 Clochers du Val de l’Aisne.


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